CR Grande Traversée du Jura a VTT... Alex

gtj
topo
vtt

#1

Salut les kikis, ma Grande Traversée du Jura a VTT en solo et en autonomie a été une réussite.

Je l’ai terminé en cinq jours après avoir tiré ma remorque mono-roue sans soudure fabriquée maison de 20kg sur 400km et 9121m de dénivelé positif.


Ce fut une aventure merveilleuse, qui m’a fait traverser le Jura par des chemins ou seul le randonneur et le vététiste peuvent accéder.
La GTJ passe par de toutes petites routes de campagne mais surtout par des chemins et sentiers a travers bois et champs que j’ai adoré.
Le parcours est magnifique et très bien repéré dans les deux sens, un grand merci a l’association GTJ.
Pour ma part, la plus belle partie du parcours est entre Métabief et Giron.
Les habitants sont très sympas et je les remercie de m’avoir donné régulièrement de l’eau et des encouragements.
Un grand merci a mon père pour le prêt du VTT, a mon frère pour la fabrication de la remorque entre autre et a mon pote Vince qui m’a prêté son garage et ses outils.
Merci a tous également pour vos encouragements.
Pour ceux qui aiment la lecture, vous trouverez le récit complet de mon périple plus bas et découvrirez quelques petites péripéties.
Pour les autres, regardez juste les photos pour vous donner une idée du périple :wink:

Jour 1: 75km 1813m positif

Départ de la gare de Montbéliard vers neuf heure, une douzaine de kilomètres sur une piste cyclable me séparent du départ de la GTJ.


Le parcours commence par une grosse grimpette, je tire la remorque avec peine en sentant tout son poids qui se transmet en une force contraire à mon déplacement.
A peine arrivé au dessus de Mandeure, je suis face a mon premier problème technique,la roue arrière frotte contre le cadre, je suis bloqué.
C’est en fait l’axe de la roue qui a dû se dévisser, je n’avais pas serré au plus fort de peur de casser la tige filetée de diamètre 6mm.
Je recentre la roue et serre au maximum possible les écrous puis fixe à nouveau la remorque.
J’entend encore le Capitain (Morgan) me dire que ma tentative est risquée car je pars dans la précipitation et sans entraînement, il n’a pas tord.
Il est vrai que je n’ai pas testé la remorque car je l’ai construit dans la précipitation grâce au garage de Vince et à ses outils.
En fait, j’ai tellement aimé accompagner le Capitain pendant deux jours sur sa traversée qu’une fois rentré à Dijon, j’ai posé des congés de dernière minute et me suis mis en quête de fabriquer ma remorque.
J’ai tout de suite été confronté à un problème de taille, mon VTT est équipé d’un axe plein de 12mm à l’arrière et il n’existe actuellement aucun autre axe compatible pour y attacher une remorque.
Après plus d’une semaine perdue à chercher dans les moindres recoins du net, j’abandonne cette quête et décide de me lancer dans la construction d’une remorque monoroue qui sera fixée au tube de selle, ce qui me permettra de partir avec mon VTT en contournant le problème de l’axe.
Il existe des modèles dans le commerce et je suis donc confiant.
Morgan est rentré de sa GTJ entre temps et me donne un coup de main malgré quelques problèmes de santé contracté sur la fin de son périple.
Ma remorque est un échec, je n’ai plus le choix que d’abandonner l’idée de prendre mon VTT, et d’en empreinter un.
Je suis à quelques jours du départ et je n’ai ni VTT, ni remorque.
Par chance mon Vieux Loup possède un VTT en bon état, je sais qu’il s’en sert toutes les semaines et qu’il est bien entretenu.
Je prendrai celui là après quelques modifications, un pneu neuf à l’arrière et deux portes gourdes installés.
Je me relance dans la construction d’une remorque, cette fois ci, basée sur le même principe que celle du Capitain.
Je la termine le mercredi soir pour un départ prévu vendredi matin.
Je consacre le jeudi à la préparation de mon sac, à faire quelques achats, pièces de rechanges et nourriture déshydratée.
C’est donc bien dans la précipitation que je suis parti mais avec une motivation infaillible.
Une fois ce premier problème technique passé, je file donc sur les traces du Capitain et arrive à Saint-hyppolite à 14h comme la fois précédente.

N’ayant personne à attendre pour y faire un bivouac, contrairement à la GTJ de Morgan, je prend une heure de pause et me lance dans la suite du parcours qui est une longue cote interminable à travers la forêt sur un chemin relativement confortable.

Arrivé aux deux tiers de la grimpette, je débouche dans un champ, en plein cagnard, c’est le moment que choisit ma chaîne pour casser.
Sachant qu’elle a déjà cassé deux semaines auparavant lorsque j’accompagnais Morgan avec le vélo de mon père et une remorque de location (qui finira en miettes d’ailleurs), je me dis que je suis mal barré.
Je répare non sans mal pour m’apercevoir que j’ai oublié de passer la chaîne à un endroit, je suis obligé de la remettre en deux morceaux pour enfin lui donner son parcours définitif.
Je repars les mains pleines de cambouis, j’utiliserai donc mon petit bout de serviette micro fibre qui était destiné à éponger ma sueur pour m’essuyer les mains après chaque éventuelle réparation, et il y en aura.Tant pis pour la sueur.

C’est donc sur la réserve que je termine cette étape avec tout de meme 75km au compteur et 1813m de dénivelé positif.
J’établis mon bivouac juste après Goumois, au bord du Doubs, a l’endroit même où je m étais baigné dans le courant avec Vince et Morgan deux semaines auparavant.
Cette rivière me permet de me laver, c’est un luxe lorsque l’on transpire toute la journée de se coucher propre.

Çe sera ma priorité pour chaque bivouac, un point d’eau tant que possible, peu importe si je n’ai pas de feu pour sécher mes vêtements.
Je m’endors après avoir visionné deux épisodes de ma série actuelle, Game of Throne, soit quinze pour cent de batterie sur mon iPad.
D’après mes calculs, je pourrai tenir toute la traversée en mode avion et luminosité au minimum si je ne dépasse pas se seuil quotidien tout en prenant autant de photos que je le souhaite.J’ai également un livre au cas ou.

Jour 2: 69km 1795m positif

J’ai dormi comme un loire, le bruit du courant m’a bercé tout autant que la fatigue.
Je me lève en forme, petit déjeuner accompagné d’un café, un brin de toilette et me voila reparti de plus belle.
Je me rend compte assez rapidement que mes vitesses n’arrêtent pas de sauter malgré mes tentatives de réglage de tension du cable.
C’est rageant alors que tout allait bien la veille.
Je suis obliger de m’arrêter peu de temps après le départ.
En regardant de plus près, je m’aperçois que le dérailleur bouge démesurément, la visse de maintient est désserée.
Je pense le problème résolu mais à la première grimpette, les vitesses sautent à nouveau et j’entends craquer sous mes pieds.
Quelques centaines de mètres plus loin je casse à nouveau la chaîne.
Le moral en prend un coup, il me faut absolument une nouvelle chaîne pour la suite de l’aventure.


En attendant, il me reste heureusement quelques maillons, de quoi la réparer au moins deux fois.
Après un réglage de la butée suivi d’un test sans chargement, je repars dans une longue cote.
Les vitesses passent à nouveau normalement sans sauter, ce qui me rassure mais je ne peux éviter de penser que la chaîne à été réparé trois fois en un mois et est donc très affaiblie, pourvu qu’elle tienne le coup.
Un autre problème me préoccupe, bien moins important celui la par contre.
C’est d arriver à Métabief avant dimanche 17h sinon le télésiège sera fermé et je ne pourrai donc pas faire la variante par le Morond et Mont-d’or qui me tient à cœur.
Cela implique que je fasse au moins 180km de GTJ en trois jours plus les 12km de piste cyclable déjà effectués a Montbéliard.
Morgan n’a pas eu ce souci car en période scolaire le télésiège était ouvert tous les jours.
Il a ainsi pris la variante très difficile de Morteau qui ajoute 500m de dénivelé positif et neuf kilomètres au compteur.
Pour ma part, je m’en passe aisément, c’est déjà assez dur comme ça pour ajouter des difficultés et aux vues de ma chaîne rapiécée j’éviterai ainsi des chemins techniques en montée à même de casser à nouveau cette dernière.
Je prend donc la GTJ classique au départ de Morteau et m’engage sur une longue montée par la route qui se transforme en chemin à travers bois par la suite.
Je fais le plein d’eau chez l’habitant au passage et papote un coup.
Je suis obligé de pousser sur la fin de la côte dans les bois, c’est devenu beaucoup trop technique et raide pour ma remorque.
Je m’étonnerai d’ailleurs durant cette traversée d’avoir réussi à monter des rampes très raides et parfois très techniques pourtant certaines me freineront en plein effort, la roue arrière patinant sur des cailloux ou dalles.

Alors que je suis plié en avant sur le vélo pour le faire avancer, il refuse subitement tout déplacement.
Un rapide coup d’œil et je découvre le même problème qu’au dessus de Mandeure la veille, l’axe c’est à nouveau désseré et la roue est en travers contre le cadre.
J’allonge le tout au sol à même la grimpette, je transpire à grosses goutes, il fait encore très chaud, il est environ 17h30.
Je répare en vingt minutes et repars dans la foulée.
Ça commence à faire beaucoup de problèmes techniques en peu de temps, j’ai serré l’axe au plus fort possible en espérant que cette fois ci soit la dernière.
Cette étape m’emmène au plus profond du Jura, à travers pâturages et vallées ou seule le vététiste, le randonneur et les vaches ne peuvent y accéder.
Aucune route n’y passe, de près comme de loin.

Des passerelles pour VTT sont installés pour passer d’un champ à l’autre sans avoir à ouvrir la barrière.
Elles sont bien souvent en forme de petit pont, arrondies et composées de barreaux espacés, les vaches ne peuvent pas les franchir de par leur étroitesse.
Les premiers passages sont laborieux puis le coup de main se prend, garder l’élan pour monter dessus, sauter du vélo et pousser en prévoyant de lever la selle pour faire lever la remorque et qu’elle ne bute pas sur un barreau.
La mienne étant assez haute, je passe plutôt bien partout selon la hauteur du passage ce qui n’empêche pas ces derniers de nous freiner en plein élan parfois.
D’autre fois c’est un comité d’accueil qui nous attend a la sortie du passage, parfois impressionnant pour un petit gars de la ville.

Ce tronçon en compte donc dix huit et marque une étape, le centième kilomètre de ma GTJ.
Grasse aux nombreuses indications du Capitain qui m’a noté encore plus de détails que tous se qu’il avait déjà repéré sur carte IGN,je sais donc que je vais bivouaquer a l’abri d’une cabane de chasseur avec récupérateur d’eau de pluie pour se laver, le grand luxe.
J’y arrive vers dix neuf heure, du bois est déjà prêt au bord du feu, se sera ça de moins à préparer.

Je me lave et revêtit ma tenue de nuit.
Je lance ensuite le feu pour faire sécher mes affaires que je dispose en cercle sur les bords ou accrochées à des morceaux de bois.

Alors que je me prépare à manger, je brûle par mégarde mes chaussettes et fait un trou dans mon collant de cycliste au niveau de la fesse droite.
Heureusement j’ai une paire de chaussettes de secours et je découpe les contours de la brûlure dans le collant pour que ce dernier ne m’irrite pas.
Je me promet d’être plus prudent à l’avenir avec le feu.
Exceptionnellement, mon réveil est réglé à sept heure du matin car le propriétaire est passé et m’a avisé que tous ses amis chasseurs allaient débarquer à sept heure trente pour une grande battue le lendemain matin.

Jour 3: 90km 1761m positif

La nuit fut bonne et la tente n’est quasiment pas humide grâce à la terrasse en bois surélevée du chalet.
D’ailleurs je resterai au sec tout au long de l’aventure grâce à la HUSKY flamme 2 qui est une tente quatre saisons donc à l’étanchéité infaillible.
Aucun problème de condensation non plus, seul son poids de 3,2 kilogrammes est à prendre en compte et la place intérieure réduite, ne pas compter dormir à deux dedans ou alors sans ses affaires.
Je décolle donc de bonheur, vers 7h45 alors que la brume n’est pas encore levée.
La campagne est endormie, c’est un pur bonheur de rouler à cette heure matinale bien que j’affectionne plus la fin de journée à partir de dix huit heure quand la chaleur fait place à la douceur de fin d’après midi.


Je gagne rapidement Pontarlier, me ravitaille en eau dans un cimetière et par mesure de précaution j’y ajoute un cachet de micro-pure .

Je ne perd pas mon objectif de vue et je m’arrache de la ville difficilement par une grimpette à travers bois qui me forcera à pousser.
J’arrive à Métabief vers midi trente ce dimanche, mission accomplie (tant pis pour la variante de Morteau).
Pour fêter ça, je me paye un restaurant, salade, pizza et bière sont au menu, j’en sors repus.
En prime j’achète une chaîne neuve dans un magasin, le vendeur m’a vu arriver et je la paye à prix d’or, vingt euros.
Si c’est le prix à payer pour la réussite de la traversée alors ce n’est pas bien grave, j’opte pour la prudence et repart plus serein.

Les premiers kilomètres à la sortie du télésiège sont rudes malgré la vue magnifique.
Des brefs grimpettes sur sentier me font regretter mes écarts mais une longue descente m’aide à digérer par la suite.
Je passe par Mouthe puis Foncine-le-haut que je ne vois pas car je suis au dessus dans la forêt.

La journée commence à être longue mais je souhaite arriver juste après Chapelle-des-bois ou j’ai repéré un lac.

Une fois le plein d’eau fait chez l’habitant, je termine cette étape avec quatre vingt dix kilomètres au compteur.
Je suis ravi de mon choix de bivouac, je plonge dans le lac après avoir monté ma tente.

Mon feu ne durera que quarante minutes faute de bois mais sera suffisant pour faire sécher en partie mes habits de la journée.
Je me couche fatigué mais heureux de cette journée qui est la première sans embûches mécaniques.

Jour 4: 76km 1788m positif

Levé à sept heure quinze, tout est humide dehors, je replie la tente tripée.
Je ne pars qu’à huit heure trente après un petit déjeuner sommaire pourtant je n’ai pas l’impression d’avoir traîné.
Aux premiers tours de roues je ne me sens pas en forme, je ne suis pas motivé ce lundi matin, en plus mon genou gauche m’a montré des signes de faiblesses la veille au soir.
Rien d’inquiétant, toujours mon ostéochondrose (arthrose) mais ça me préoccupe tout de même.
Maintenant que le vélo va bien je ne voudrais pas abandonner sur blessure.
Je décide d’avancer lentement et de me ménager.
Pourtant il faut bien grimper cette longue route qui m’emmène à travers la forêt du Risoux.


Une superbe descente dans les chemins et sentiers jusqu’aux Rousses que j’atteins a dix heure trente me récompense.
Pas plus motivé, je prend un café en terrasse puis file en course d’un coup de pédale non chalant.
J’y achète notamment un saucisson au poivre pour le soir ainsi qu’un camembert que je compte faire fondre sur du pain.
Personne ne cri a l’attentat à la pudeur, c’est que le trou dans mon collant laissant découvrir ma fesse droite n’est pas si énorme que je le pensais.

Je me force à repartir et pédale à travers champs, le paysage est magnifique.

A la sortie d’un champ, je pousse le vélo dans une grimpette a travers bois qui se transforme en un champ de mines.Des pierres sortent de toute part.
J’arrive malgré tout a pédaler sur quasiment tout le tronçon en y laissant des forces.

Je grimpe jusqu’à Prémanon puis arrivé à la hauteur d’un hôtel à Lamoura je m’offre un demi bien frais et casse la croûte.
Je continu à travers les pâturages et les vallons, en face de moi, de l’autre côté de la vallée, j’observe des crêtes pelés qui s’étendent sur toute l’horizon.
Je connais très bien se spot, surtout l’hivers, c’est notre terrain de jeux en snowkite qui s’étend du col de la Faucille à Lelex en passant par le Colomby-de-Gex.

Je suis en rase campagne à l’approche de La Pesse mais une fruitière m’ouvre ses portes.
Il n’en faut pas plus pour me re-motiver.
J’y achète de la vieille tome ainsi qu’une bouteille de Jura que je transvase à même le magasin dans une des miennes qui sont en plastique.
Je fait le plein d’eau habituel, moins un litre du coup, et repars avec l’intention de trouver un bivouac sans trop tarder.
Je m’engage par la suite dans une longue descente sur un chemin à travers bois qui débouche tout en bas sur un route à gravir.
Toujours pas de possibilité de bivouac, je suis fatigué et il est bientôt dix neuf heure.
J’entame une descente à travers bois en direction de Giron, lorsque j’aperçois un replat avec des barrières.

C’est la Roche-fauconnière, un superbe point de vue mais aussi un minuscule rectangle d’herbe où je peux enfin poser ma tente sur un sol douteux malgré mon petit ménage.
L’humidité est inexistante à cette altitude et le vent souffle assez fort se soir la, se qui aidera à sécher complètement ma tente encore tripée.
Je suis ravi, l’endroit est sauvage, de plus le bois est sec et en quantité.
C’est le premier soir où je ne peux pas me laver et se coucher sale après avoir sué toute la journée n’a rien d’agréable.
Le téléphone ne passe pas mais j’arrive à envoyer quelques textos tout de même.
Je passe rapidement aux réjouissances qui m’attendent, vin blanc, vieille tome, saucisson, camembert, pain…tout y passe.

Je me coucherai repus et à moitié ivre.
Malgré mes promesses, je trouve le moyen de faire prendre feu à ma serviette et mon casque a fondu sur un côté à cause de la chaleur.

Je réglerai tout ça demain il est l’heure de m’effondrer dans ma tente.

Jour 5: 87km 1964m positif

Levé à sept heure, je remballe le campement hâtivement.
Je découpe le morceau de serviette encore utilisable et tente de me préparer un café mais je suis à sec, plus une seule goute d’eau nul part.
Je descend sur Giron dans la fraîcheur matinale et y trouve des toilettes publics de quoi faire le plein d’eau et un brin de toilette.
J’attaque par la suite une interminable montée en direction du plateau du retord, c’est une étape que j’attendais avec impatience.
Je fais halte à Poizat pour prendre un café après avoir fait 500m de dénivelé positif puis repars.
A la sortie du village, je m’engage dans un chemin en montée lorsque j’entends un craquement vers le pédalier suivi d’un second qui jette un terrible silence.
Je viens de casser la chaîne pour la troisième fois du périple.
Je la répare et conserve la neuve en ultime recours, de toute manière, c’était mes derniers maillons de secours je n’aurai plus le choix par la suite.
Quatre cent mètres plus loin, je suis perdu dans un champ, je ne retrouve pas la trace avant dix bonnes minutes et en avoir fait deux fois le tours.
Je continu à travers bois puis m’engage sur une longue montée par la route.
C’est le cinquième jour malgré de la pommade anti-frottement, j’ai les chairs douloureuses au contact de la selle.
De plus tous se temps passé dans le collant à transpirer m’a donné des boutons aux fesses qui deviennent douloureux au frottement.
J’arrive enfin sur le plateau du Retord, on se croirait dans le désert, il y a peut de villages et tous les commerces sont fermés.


Mon rêve d’une bonne bière au dessus de la grimpette s’évapore d’autant qu’il fait très chaud ce jour là.
Je fait le plein d’eau chez l’habitant a Les Plans-d’Hotonnes puis repars.

Je commence à avoir grand faim et mal à la tête.

J’arrive au lieu dit Le Jorat sans m’en rendre compte, j’ai l’impression de n’avoir fait que de la descente alors que j’ai grimpé deux cent mètres de dénivelés dès le départ.
Je suis à quinze kilomètres de l’arrivée, il est seize heure trente, je décide de faire une pause salvatrice a l’ombre d’un arbre et de me ravitailler pour reprendre le maximum de forces.
Requinqué, je repars vers dix sept heure de plus belle sachant que la ligne d’arrivée est en vue.

J’arrive à la Praille a 18h30, j’ai réussi ma grande traversée du Jura, je suis heureux et pense à la bonne douche qui m’attend au camping d’Hauteville-Lompnes situé à 6km de descente par la route.

Je reprendrai un TER pour me rapatrier sur Dijon le lendemain à Tenay-Hauteville qui est situé à dix kilomètres du camping par une grande descente sur la route.

La remorque:

Cette remorque est tirée d’un célèbre modele Français (la beez) qui assure l’amorti grace a la souplesse naturelle du bois lamellé-collé.
Mon frère a eu l’idée d’en construire une sans soudure a partir de pièces de récupérations de vélos.
L’arrière est une roue de vélo 16’ fixée aux bras arrières d’un vélo reliés par deux axes.
Un snowboard découpé remplace le bois de la vrai Beez.


Et enfin,le plus astucieux, le système relié a l’axe de la roue arrière du VTT est formé des deux morceaux de cadre arrière du vélo 16’ emboités dans les deux morceaux de cadre arrière d’un vélo de grand mère, puis des ajustement en tordant un peu les bras.
Cette pièce assure donc les deux axes de rotation, verticalement sur l’axe de roue arrière du VTT et horizontalement sur l’axe a l’avant de la remorque.

Un grand merci a Morgan pour ce modèle qu’il a mis au point en quelques mois.
Pour finir, un petit mot sur son comportement qui est irréprochable.
Un peu de ballent si le snow est trop souple, veiller a garder de la rigidité.
Par contre elle suit le vélo sans sourciller et évites également les memes obstacles que les roues du VTT, c’est très appréciable a la montée comme a la descente.
D’ailleurs ça résistance est hallucinante, nous avons descendu des chemins a pleine vitesse qui en auraient brisé bien d’autres.
Pour info, ma remorque pesait 6,8 kg et chargée avec 13kg.


#2

Super CR , j’ai l’impression de revivre un peut mon aventure , vivement la prochaine a plusieurs dans d’autres contrés , du moins si çe n’est pas sur une selle ça se fera sur des ski , ont va commencer à prévoir le pulka tripppppp.


#3

Whaouuu encore un très beau CR que voilà, étape par étape comme si on y était. Je ne compte même plus le nombre de fois où tu as cassé ta chaine. Du coup la neuve ne t’a servit à rien ?
Bravo encore pour la performance, je ne serais pas capable d’en faire la moitié


#4

Bravo Alex, belle aventure et beau CR. C’est donc un entrainement en prévision des trips pulka cet hiver … vous êtes des oufs !!!


#5

Félicitations pour ce magnifique tour de Force !!
Un grand merci pour le CR, un vrai voyage à travers ces péripéties. J’en profite pour vous dire un grand bravo à la team Rabolin. J’ai hâte de lire les CR des kitetrip pulka.


#6

Merçi les kikis.
Oui j’ai hate de partir en autonomie avec les skis de rando et pulka dans le Cézallier , l’aubrac ou meme les crêtes du Jura .
Et avec un kite dans la pulka biensur :grin:
J’ai l’impression que Wiwi est en train de s’équiper d’ailleurs :+1:


#7

le Miage ct une promenade de santé… on vise le Mont Blanc cette année… :wink:
super ton CR, y m’a quand même donné soif, j’ai bu une bière à ta santé…


#8

felicitations rabouin, un tres beau cr qui me donnerai presque et je dis bien presque, envie de me mettre au velo. Cette hiver par contre pulka trip. Bravo encore les cuisseau d’or


#9

Excellent le CR, ce biketrip mérite un bravo respectable aux Frères De La Jura !!!


#10

Une super aventure, et le premier extrait d’un bon bouquin qui va avec :slight_smile: Bravo kiki t’as la papatte d’or :slight_smile: